Marketing digital

Que nous réserve
le web en 2021 ?

Petit panorama des nouveautés et tendances digitales de cette nouvelle année.

Cette période est propice à la prise de recul et à la préparation des douze prochains mois.
En digital, tout s’est accéléré en 2020, en grande partie à cause de la pandémie Covid-19 (désolée mais je ne pouvais pas ne pas en parler !). Pendant que certaines entreprises ont été forcées d’entamer ou d’accélérer leur transformation digitale pour faire face, les géants du web n’ont mis les bouchées doubles proposer de nouveaux services adaptés.

 

Un site Internet comme élément central d’une galaxie web

Le site internet reste incontournable. Il doit plus que jamais être clair, exhaustif, adapté à la consultation sur mobile et bien référencé.
En matière de site web vitrine, le CMS (solution de gestion de contenu) wordpress confirme sa position largement dominante.

Côté e-commerce, Shopify poursuit son ascension, témoin de la tendance qui consiste à multiplier les canaux de vente. En effet, de plus en plus de e-commerçants associent désormais plusieurs leviers en plus de leur propre site comme des places de marché généralistes (Amazon, CDiscount…) ou spécialistes (Esty, Mano Mano ou encore DeLaMaison) et même des boutiques Facebook.

 

Le RSE comme argument marketing

Entreprise à mission, Responsabilité Sociétale des Entreprises, Economie Sociale et Solidaire, Engagement écologique… aujourd’hui, plus qu’une couche de vernis, ces termes sont devenus des arguments commerciaux. On les retrouve très largement dans les stratégies de communication digitale des entreprises. Mais ce qui change c’est la conscience du public qui, sensibilité aux enjeux écologiques et sociétaux, commence à savoir déjouer voire dénoncer le green-washing.

Illustration de cette accélération : le déploiement d’une offre de seconde main sur Internet. L’application Vinted, leader, se targue d’avoir 1 million de membres en Belgique. Mais de nombreux acteurs ont lancé leur site, espérant ainsi obtenir une part du gâteau : La Reboucle (La Redoute), Zalando (qui intègre la catégorie vêtements d’occasion directement sur son site), Auchan en partenariat avec Patatam et même le géant suédois Ikéa.

2020 a démontré qu’Internet et local n’étaient pas forcément antinomiques. Les commerçants fermés à cause de la crise sanitaire ont ainsi redoublé d’efforts pour maintenir un lien avec leur clientèle via les réseaux sociaux. Certains se sont initiés au click and collect pour maintenir un peu d’activité. On a aussi pu voir certaines collectivité déployer des services web collectifs pour accompagner le commerce local dans cette période difficile.

Et puis gageons que l’usage d’Internet lui-même deviendra plus vert en 2021 grâce à une prise de conscience collective sur la pollution numérique.

 

Les réseaux sociaux en mutation ?

Facebook et Instagram voient leurs utilisateurs vieillir. Les très jeunes se sont tournés vers d’autres plateformes comme TikTok ou Minecraft.
Les sociologues pointent du doigt les réseaux sociaux qui nous rendent à la fois dépendants et déprimés.

Aussi le groupe Facebook (Facebook + Instagram + Whatsapp) semble multiplier les projets de rétention de ses abonnés.
– Récemment, il a initié une fusion entre ses services de messageries (Facebook et Instagram). Whatsapp devrait suivre bien que ses spécificités techniques rendent la chose plus complexe. Notez aussi que vous ne pouvez plus utiliser la fonction messagerie sans créer de profil Facebook.
– Dating transforme Facebook en plateforme de rencontres via la fonctionnalité originale du ‘secret crush’. Un argument pour les utilisateurs qui pensaient quitter le navire ?
– Horizon : jeu à mi-chemin entre Second Life, Les Sims et Minecraft avec une dimension réalité virtuelle. Ultime tentative de reconquérir les utilisateurs perdus de la génération Z ?
– Et surtout sa crypto monnaie Diem en partenariat avec des géants tels qu’Uber et Spotify.

Côté utilisation par les marques, là aussi les lignes bouges. Utiliser les réseaux sociaux pour être visible et fidéliser ne suffit plus. Les entreprises attendent davantage de concret. Place au social selling qui transforme les plateformes telles que Facebook, Pinterest ou Instagram en canal d’acquisition de trafic et de vente à part entière.

 

Des stratégies digitales plus fines

Fini la communication à tout va. Il s’agit maintenant de poser une vraie stratégie, de définir ses objectifs et soigner ses leviers pour se distinguer. Tels sont les facteurs clés d’un marketing digital efficace.

  • Le SEO devient de plus en plus éditorial. Les recettes de sur-optimisation ne fonctionnent plus ! Les robots des moteurs de recherche peuvent désormais compter sur la puissance de l’intelligence artificielle. Aussi, pour être bien référencé, faut-il doter son site Internet d’une vraie stratégie éditoriale avec des contenus à valeur ajoutée et réguliers.
  • On retrouve également cette valeur ajoutée dans les stratégies d’Inbound Marketing qui visent à proposer le bon contenu au bon moment à l’internaute via différents leviers (comparateurs, réseaux sociaux, blog, livre blanc…) pour l’accompagner dans son parcours client.
  • Les sites Internet eux-même doivent désormais faire l’objet d’une attention toute particulière sur le fond comme sur la forme. Une présentation claire, exhaustive des produits, services et de l’entreprise. Une interface attrayante tant par son design que par sa dimension rédactionnelle. Une ergonomie adaptée à la consultation sur tout type d’appareil (ordinateur, mobile ou tablette). Une conformité aux règlements en vigueur comme le RGPD. Et surtout un site efficace (appels, contacts entrants…).
     

 

Toujours plus de vidéo.

Ce format dépasse amplement les frontières de YouTube. En témoigne le succès de TikTok en 2020 dont la vidéo courte est la raison d’être. Du coup toute la sphère sociale s’y est mise : Instagram l’été dernier avec Reels ou encore YouTube avec Shorts et même Snapchat le mois dernier avec ses Spotlight.
Facebook a quant à lui annoncé en septembre que son fil ‘Watch’ dédié à la vidéo était visité par 46% de ses utilisateurs.

Et la vidéo ce sont aussi les nouveaux médias en ligne comme Brut, Kombini ou Melty. Ces pure-players s’adressent aux digital natives (15-35 ans) en s’appuyant largement sur les plateformes sociales. Souvent axés sur le divertissement davantage que sur la réelle information, on peut se demander si leur business model reposant sur la publicité saura résister à la stratégie des méga-régies de Facebook et Google.